LE CHANT DE LA COLOMBE

 

Ce roman policier, écrit par une jeune marocaine de 14 ans établie en Alberta, marie bien l'expérience d'une nouvelle arrivée au Canada avec une aventure de chasse au trésor.
L'aventure amène Laila et ses nouveaux amis de classe, Éric, Âbha et Cédric, à résoudre l'énigme d'un poème parlant d'un trésor trouvé dans une broche à cheveux en forme de papillon. Les amis ont repéré, par hasard, ce papillon dans une boite à moitié enterrée dans un parc près de leur école. Les indices amènent les quatre détectives en herbe jusqu'au Musée royal d'anciens trésors, lequel les ramène à leur grande surprise à leur école.

Tout aussi inattendu est le lien entre la fondatrice de l'école et les deux criminels qui cherchent également ce trésor. Le fil conducteur tout au long du roman est un précepte répété par les parents de Laila depuis sa tendre enfance : « Ne laisse jamais la
peur envahir tes rêves; poursuis-les jusqu'au bout et tu auras de quoi être fière. »


Le roman offre un bon modèle de langue et véhicule la diversité culturelle au Canada (p. 11-22, 21, 98). L'histoire s'enchaine facilement en rapportant avec sensibilité et humour les plaisirs et les heurts que vit une jeune musulmane nouvellement arrivée. Le
style est vif, imagé et ponctué d'expressions qui traduisent émotions et sentiments avec justesse et couleur. Le vocabulaire utilisé par l'auteure est recherché, mais compréhensible pour la majorité des lecteurs à ce niveau. Les expressions, les exclamations et les réflexions correspondent bien à l'univers des adolescents.

 

 

                                © 2010 Intissar LOUAH– Tous Droits Réservés

 


 

 

Quotes

"Parmi la modernisation canadienne, son pays natal semble loin et difficile à retrouver"